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Le trophée Samir KassirRETHY TAMBOURGI explique sa création. Les événements de l’année qui vient de s’écouler ont bouleversé tous les Libanais. Mais au lieu de simplement les subir, comme d’ordinaire, chacun de nous s’y est impliqué d’une manière ou d’une autre. Comme artiste établie à Paris, j’ai voulu pour une fois cesser de consommer ce que me proposait mon pays : son soleil, ses plages, sa qualité de vie et même ses événements politiques, pour enfin donner ce que je pouvais moi-même offrir. Le concours organisé par la Délégation de la Commission Européenne et la Fondation Kassir a donc été l’occasion pour que j’exprime ma reconnaissance pour tous ceux qui, comme Samir Kassir, ont voulu enfin que le Liban me ressemble et nous ressemble. J’ai voulu sculpter un oiseau dont le symbolisme est multiple. - Par ses plumes, il évoque l’écriture et le vol libre (comme la pensée). - J’ai donné à cette sculpture le nom « Un oiseau pour toutes les saisons » , parce que Samir Kassir n’est pas seulement l’homme qui a préparé et fait le Printemps de Beyrouth, mais aussi l’homme des saisons de gel, de détresse et de malheur. Il est, enfin, l’oiseau hors saison, parce qu’au-delà du temps, comme l’est le phœnix. |
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